01/07/2026

Supplément enfants (6) Prince charmant

 

Dis-moi Crapaud
existe-t-elle vraiment
cette fameuse gomme
à effacer les guerres
les cris à la maison
les clochards dans les coins sales

et la fusée solaire qui va
de la Terre à la Terre
sans se presser pépère
est-ce pour demain
ou pour dans dix mille ans

et qu'en est-il
des pingouins des ours blancs
qui vivent dans leur congélateur géant
seront-ils seulement vivants
quand on me dira Madame

dis-moi Crapaud
si je t'embrassais
maintenant
serais-je moins seule
moins dans la pente
à faire de l'encre avec mon sang

collage Kerstin Sephan

*On choisira de l'appeller [...] Elle aura entre huit et douze ans, et c'est déjà un "caractère" comme on dit.

23/06/2026

La femme objet (2)



La flûte en os vous offre une carte postale.

22/06/2026

La femme objet


L'enlèvement de Proserpine

Ou quand l'objet d'un désir devient l'objet d'un vol...

16/06/2026

En vrac (29) guerre aviaire, bas-reliefs & légèreté


Depuis un bon moment j'ai peu à dire; est-ce pour autant qu'il faut fermer boutique? Ou ne devrais-je pas plutôt définir le pourquoi d'une si mince inspiration, de cette aridité mentale qu'une colonie de moineaux "friquet", nouveaux venus sur notre lieu de vie, comble de ses piaillements incessants? Une guéguerre avec les rouge-queues l'agrémente par ailleurs, rouge-queues qui sont en nombre nettement inférieur – et qui étaient déjà là avant notons-le – un peu comme si la gente ailée souhaitait, par son théâtre aérien, nous montrer l'ignominie de nos propres agissements lorsqu'il est question de territoires, d'Histoire et d'infériorité ethnique.

*

Bon, ça revient doucement... Une sorte d'ange ou démon me souffle illico un autre thème (me prendrait-il pour l'animateur d'Apostrophe?)

Le propos du poète engagé n'est pas semble t-il de pleurer sur la mortalité incontestée de l'être humain (et donc la sienne, surtout la sienne) mais d'interroger ses contemporains sur le chemin qu'ils empruntent jusqu'à toucher à leur finitude.
La question du bien et du mal depuis Hiroshima étant nettement dépassée, il pourra orienter la force de ses écrits vers le choix entre profits à court terme et compassion à long terme. En d'autres termes, pognon quéquette ou "droits de la terre." Vous suivez?
A présent, l'ange me parle de puritanisme – et je vois bien qu'il est nu sous sa jupe...


Il fut un temps où la feuille de vigne devint insuffisante à combler la pudeur du bien pensant; on utilisa alors la hache et ce fut comme si Dieu lui-même reniait son œuvre. Heureusement pour la boule lyonnaise, ici on épargna la poitrine d'Eve.

*

Nous sommes envahis par les papillons. Il en arrive chaque année de nouvelles espèces. Désespérés, nous avons fait appel à l'IA. Voici sa réponse: "Achetez un filet à papillons ou une bombe insecticide." Pas au point leur truc. Alors autant se réjouir du spectacle offert.
* photo L.D

11/06/2026

Humour en Sol



 
SOL (alias Marc Favreau) clown clochard québécois de la fin du XXème siècle (houlala, déjà?)
A écouter peut-être, un texte de Sol dit par Jehan: (Le crépuscule des vieux) * Autant vous dire qu'à la rédaction, on adore.

08/06/2026

On peut sourire

 



Pour qui ne connaitrait pas le bonhomme, Arno Rafael Minkkinen, finlandais, travaille quasi exclusivement avec son corps pour modèle et le plus souvent nu dans la nature.

* Parfois on peut fumer, mais là on peut sourire (un peu noir quand même)

02/06/2026

Trois haïku et puis s'en vont...

Timide incursion dans le monde merveilleux des "trois lignes" + une aquarelle d'Edith Schloss (1919-2011) 


Elle traverse la rue
au bras de son nouvel amant
la grande girafe en peluche



Roi de rien
et de nulle part
un trône de feuilles mortes



La journée passe
les changements se succèdent
comme des aquarelles




25/05/2026

Gymnastique asine



Image rare: un âne se grattant l'oreille, tout en souplesse.
Notre chat boude la comparaison...

20/05/2026

En vrac (28) dorsaux, nihilisme et cascades


C'est le temps de la fenaison pour nous. En avance de quinze jours, mais on coupe avant que les tiges de graminées ne grossissent et deviennent dures. Le temps donc de battre la faux, de régler le manche au poil, et c'est le bonheur de travailler dans la campagne silencieuse. Bien sûr il n'est pas question ici de faucher trente hectares, mais ça maintient tout de même en forme car le job fait travailler un grand nombre de muscles. Et puis on a le temps de voir les bestioles en évitant de les couper en deux... Bon, 65 centimètres c'est un peu court, il va falloir investir un jour dans une lame de compétition.

*



Femme Forêt, un vrai bon roman québécois qui associe la nature sauvage et les difficultés de l'existence... (Marchand de feuilles, 2021) Et puis Le garçon incassable de Florence Seyvos (éd. de L'olivier, 2013) qui narre la vie intime de Buster Keaton. On en ressort empli de compassion et peut-être aussi un peu plus amoureux des clowns. Deux exemplaires extirpés des boîtes à livres de ma région. L'économie du don, j'adore.

*

Question poésie, je viens enfin de comprendre (en l'étudiant pour écrire) l'opposition entre Jean-Paul Sartre et Francis Ponge. Le premier, auteur d'une œuvre anthropocentrée, le second, bien déterminé à déporter le regard en dehors d'un humain trop voyant. Sur la balance de la notoriété, Sartre qui jurait par l'inutilité flagrante de la nature, l'a emporté haut la main face à un poète qui s'attelait à traduire la vie des cageots de marché, des papillons, des galets sur la plage...
Aller Jean-Paul, encore un petit effort et ces saloperies végétales et animales iront bientôt disparaissant.

Joël Bastard

À part ça je n'écoute plus la radio, elle tue décidément beaucoup trop de gens. Et à part ça aussi, c'est un réel plaisir que de découvrir de nouveaux insectes au jardin.

15/05/2026

La fête au petit prince


Entré par erreur dans une grande librairie dont je tairai le prénom Joseph, je suis tombé en hébétude devant une copieuse déclinaison du petit prince, offerte au chaland dans tous les formats, toutes les matières et à un prix frisant parfois le mauvais goût. La séquence collage (non, elle n'est pas éteinte) souhaite donc aujourd'hui s'associer à cette intrusion partisane mais non moins mercantile dans l'éthique bienveillante de saint-Exupéry.


Perrine Hernandez

Maya Mitten

* Désolé pour le lion, mais je n'avais pas de fennec sous la main.

09/05/2026

Photogénie

 


Les plantes sont-elles ☐ moins ☐ plus ou moins ☐ tout autant photogéniques que les êtres humains?
En tout cas, elles font moins de dégâts (oui je sais, ça n'a rien à voir, mais ça calme un peu.)

24/04/2026

A faire peur

 
Encre sur frottis au crayon

Voici le deuxième dessin qui traînait sur ma table de travail (cf. en vrac 27) et qui a rejoint la pochette des oubliés (car depuis il y a eu le nettoyage de printemps.) Sachant qu'ici la plume a couru toute seule, on ne doutera pas qu'il (le dessin) pourrait faire le bonheur d'un(e) psychanalyste!

19/04/2026

Crayons

 

« ... Roseaux?
– Abstraction figurative.
– Ça existe, ça...?
– À peine. »

09/04/2026

En vrac (27) printemps, vrac et poils de martre

 
Sur ma table de travail d'où je vous écris
il y a un petit bouddha de bronze et de grande modestie
huit centimètres de haut et bien dodu
et puis tout un bazar d'écriture
carnets feuilles volantes stylos en fin de vie souche de post-it
deux dessins à ranger dans la pochette aux oubliettes
pas si mal tout de même
un plan du jardin zen d'Erik Borja visité à Beaumont dans la Drôme
22 euros en liquide – une dette
une reproduction de la Joconde avec laquelle j'envisageais de faire un collage
mais c'est comme pour les livres, il y en a déjà tellement!
un thermomètre en bois qui affiche un degré de plus que la température réelle
et quand on galère, un degré en hiver c'est énorme
mon appareil photo numérique qui déconne à plein tube
zoom réglé sur la focale 35mm sinon toutes les lignes sont déformées
une carte postale-poème de Jean-Claude
qui m'a servi de marque-page le temps d'un ou deux livres
une gomme que je traine depuis bientôt dix ans
(si si, je m'en sers!)
une plume de duvet légère si légère et si blanche
ramassée au poulailler
mes lunettes pour voir de loin
douze ans de bons et loyaux services au cinéma et en voiture
et enfin dans le tiroir
un pistolet en plastique noir
avec ses fléchettes
– n'est pas Maïakovski qui veut
bref, j'entame une nouvelle jeunesse


Une aquarelle de Zao Wou-ki pour dire que j'ai envie de voir la mer...

*

Revenons à nos moutons... de poésie. Christophe Jubien dans son émission La route inconnue a rendu un chouette hommage à Michel Jourdan. L'affaire de la maison de Kenneth White à Trebeurden provoque autant de tristesse que d'indignation un peu partout dans le monde. Le printemps des poètes affiche un joli mot cette année: liberté. On devrait sans doute demander aux gens du voyage d'écrire quelques poèmes sur le sujet... J'entend de plus en plus parler d'une poésie écologiste. Mais qui connait la définition première du mot écologie...? Etude des liens qui relient les différents éléments d'un même biotope. Poètes, à vos plumes... d'oiseau!
Quand à savoir s'il est préférable d'œuvrer pour la résilience ou la régénérescence, c'est une autre histoire.

05/04/2026

Pas que



 

        Des œufs des cloches
        des lapins
        et tout le tintouin

Un petit "haïku-clown" pour démarrer. Bon, la vie, la mort, tout ça c'est sur la photo, et on n'en dira pas plus sur la résurrection. Mais souligner que la photo a été prise à Bazoches-du-Morvan, ça c'est important. Les aficionados de la poésie se souviendront de Samedi poésie, dimanche aussi, festival plein d'ardeur qui a fait long feu.
À remarquer aussi ma toute nouvelle chemise en lichens ce jour-là (un des plus vieux organismes au monde, une symbiose.)

01/04/2026

Les saisons (printemps)


Edouard Boubat


Claudine Doury

1/ Anami   2/ Mer d'Aral
* Les saisons en japonais: natsu, aki, fuyu, haro
[à suivre]

26/03/2026

Petite gitane


L.D

* Une ode au printemps avec quatre jours de retard...

22/03/2026

En vrac (26) air, muses, municipales

 
La force des insectes, c'est leur nombre. On aura beau en manger, il en restera toujours assez pour nous dévorer.
Cela dit, gardons notre optimisme et laissons la nature s'occuper d'elle-même. 

*

Je suis en train de disparaître et personne n'a l'air de s'en préoccuper, qu'elle a dit l'eau. C'est parce que tu ne vaux pas un clou forgé, qu'a dit le feu. Mais sans moi que vont-ils boire, qu'elle a dit l'eau. Sans moi que vont-ils cuire, qu'a dit le feu. La-dessus est arrivé Claude Nougaro, marchant un peu sur son accent trop long: «Amis, restons tranquilles, et profitons de ce ciel pur où les muses font des longueurs. Voyez comme elles sont belles, et comme est douce leur haleine.» Devant moi, trois vieilles bigotes badigeonnaient d'eau bénite le monument aux morts pour rien. Il y a eu un léger tremblement de terre que personne à part le poilu en bronze n'a ressenti. Et puis tout fut comme avant. 


Paul Klee


Aujourd'hui il y a du vent. J'aime le vent. Non parce qu'il fait tourner malgré lui de monstrueuses éoliennes, mais parce qu'il va où il veut, fier comme un qui n'a de comptes à rendre à personne. Aujourd'hui les oiseaux du jardin jouent dans le vent. Ils se laissent entraîner sur une dizaine de mètres avant de reprendre le contrôle. Que faites-vous dans la vie? Je regarde. Et c'est tout? S'il savait...

* cf. Qu'a dit le feu qu'elle a dit l'eau (Alain Leprest / Daniel Lavoie)

16/03/2026

Supplément enfants (5) Avec le temps


Petite route
petite route
ne deviens jamais grande
car nous t'aimons
telle que tu es
aventureux ruban
        
et puis nous t'aimerons
bien d'avantage encore
lorsque 
avec le temps petite route
de nuages en guet-apens
nous serons devenus des adultes


Bernard Plossu

10/03/2026

Les infos


Eugenia Loli

Julia Lilliard


Étrange, vous me direz, ce raccourci. Possible, vous répondrais-je, mais cette concision vous laissera le temps de cultiver votre jardin.

06/03/2026

Autodérision

 

James Brunt

Duane Michals

Nous sommes dans la périphérie du land art. Avec ces haricots, James Brunt ironise plaisamment sur son œuvre qui hante habituellement les plages de galets. Duane Michals, photographe de talent porté sur l'humour, propose ici un jeu de perspectives mettant en scène sa propre fausse vanité...

03/03/2026

Paillasson


L.D

Du vent, la poésie? Alors je m'essuie les pieds sur un paillasson de lumière. Non pour entrer mais pour sortir. Je ne voudrais pas salir le monde...

18/02/2026

Transition

 
      Le programme de sauvetage:
      quitter la terre en carapace pour l'espace et ses merveilles
      – les clowns et les poètes se verront refoulés à l'embarquement.


Joe Webb


auteur inconnu

« C'est pas des blagues?
– Tu auras le droit d'emporter tes plantes vertes.»

15/02/2026

Une saison après l'autre


L.D

Poser un sourire sur chaque instant...

08/02/2026

Mais pas que

 


Une chaise longue en pleine lumière, inoccupée, preuve que l'absence est photogénique. Mais pas que. Allez savoir ce qui n'est pas inscrit dans l'image, ce morceau de monde qui reste hors cadre. Imaginez. Et d'abord, qui a dit que c'était l'automne? Moi je dis c'est l'été, un bel été de derrière le silence et la quiétude – je le sais, j'y étais. Oh, pas d'ours bruns restons modestes, contentons-nous d'un chat qui rode, d'un corbeau qui passe criant sa vie, de la flèche lente d'un bourdon... D'une enfance affairée à ses jeux d'avant le temps...
La ruée vers l'or, la jouissance et la gloire? Rien à faire ici avec l'exigence du noir et blanc. Mais trouver son comptant de bonheur dans les saisons, se sentir assouvi par la clarté du monde, voilà sans doute la plus grande richesse. "Je me tue à vous le dire / dit la fleur / et elle meure." (Prévert) 

01/02/2026

En vrac (25) île, nœud de cravate et scarabéidés


J'ai porté une cravate seulement deux fois dans ma vie. La première, j'avais seize ans, à l'occasion d'un mariage. Je me souviens m'y être particulièrement ennuyé et senti mal à l'aise. La seconde fois c'était sur scène – mais est-ce que ça compte? – pour un rôle insignifiant: j'avais deux courtes répliques à donner (depuis j'abhorre Musset) et beaucoup de temps en coulisses pour penser à ma vie future et à mes amours défunts.

*

On peut se demander à quoi rime d'écrire et lire de la poésie dans un monde qui bat de l'aile et s'enlaidit (*) à une vitesse sans précédent. En réfléchissant à l'envers, on pourrait croire que dans un monde idyllique, étant devenue l'essence même du moment la poésie n'aurait plus lieu d'être écrite et diffusée. Et à ce propos j'adore la cétoine dorée, cet insecte carapace qui est comme de l'or, mais vert.



*

On ne rencontre pas tous les jours un lieu formidable peuplé de gens extraordinaires. Alors quand ça nous arrive, il faut le garder bien vivant et très longtemps dans son cœur. Là il sera comme une île où, dans sa forge, se maintiendra le feu sacré.

NB: la vie s'occupera des horaires du bateau.

* Lire à ce propos Claude Vercey et "son dernier poème" (éd. La main qui écrit)

26/01/2026

Jusqu'à la nuit


Le poème
cette caméra rudimentaire
cette scène de papier où se joue des confidences
cet air d'un autre monde arrivé par la caisse à bretelles d'un colporteur
cette manière de boiter avec élégance, le sourire un peu lointain
cette flamme posée sur l'eau courante, et qui voguera jusqu'à la nuit


Chuta Kimura

18/01/2026

Paréidolies

 
Edward Weston

Valery Lorenzo


Je crois que l'art a commencé avec la capacité à reconnaître la forme d'une chose dans une autre. Reconnaître une représentation se base sur le fait que l'image ressemble à quelque chose qu'on a déjà vu, appris ou expérimenté. (Vic Muniz, Art Press 09/2004)

11/01/2026

Conseil des sages






L.D - déc. 2019 (assistance Corinne)

Autre titre possible, un peu moins optimiste: la dernière tache verte.

08/01/2026

En vrac (24) éloge, visites et invasion


Je m’appellerai Cheval gris, ou Elan noir, ou Marmotte violette. Et tandis qu’à la sortie de l’hiver mon âme de vieux mâle grincheux ne souhaitera plus qu’une chose, glisser vers la chaleur de la mer androgyne, je verrai les premières fleurs pointer leur nez à travers la neige de printemps, j’entendrai le corbeau mon totem déchirer le silence de son cri linéaire. Nous serons en mars, et tout en pétrissant la pâte pour le pain de la semaine, j'écouterai à la radio les péripéties d'un incroyable sauvetage spatial. La nuit, des avions clignoteront comme des dieux dans le ciel. Indien sur la réserve – une cinquantaine de kilomètres à peine avant la panne sèche – je profiterai d’un jour de mauvais temps pour affûter ma hache de paix, et aussi pour dire à la femme qui partage mes fourrures combien je l’aime. Oui, ce sera ça ma vie quand je serai américain.



Afin de marquer entre nous la disparition de Francis Hallé, ma fille m'a envoyé du Cambodge des photos d'arbres remarquables rencontrés là-bas. Dans le même temps, une lectrice du blog m'a fait part du vide qu'elle avait ressenti à cette annonce. Aura sansdoute aussi germé ce sentiment d'injustice à voir partir les gens biens tandis que des salopards décrépis, incultes et vaniteux s'accrochent au poteau (oui, je sais, on n'emploie pas le mot salopard à l'antenne.) Mais parlons plutôt poésie.

*

L'été... Parfois elle vient.
Et c’est comme si la vérité entrait chez nous
– à douze ans, l’étoffe prétentieuse de l’adulte n’est pas encore à votre taille.
Son vélo est appuyé contre un mur. Un vélo démodé, sans chichi.
De la morale, elle n’a pris que la part la plus légère à porter.
Les fâcheuseries de la vie la font rire. Elle vient ici pour les plantes. Pour goûter à la différence. Disparaître un temps aux yeux trop strictes du village.
Exploratrice tendre et menue, elle joue avec les chants d’oiseaux sur la balançoire de son rire.
Et relève le soleil qui a tendance à s’assoupir.
Mais la saison de sa venue dure à peine.
En partant, elle aura laissé dans la maison l’effleurement d’une main, sa simplicité vive
Le jardin lui aussi aura quelque chose de changé. Quelques fleurs en moins peut-être, mais dans la courbe des allées résonnera encore l’écho de sa visite joyeuse. Un grain d'espoir.

02/01/2026

Veux-tu (vœux 2026)



Pour cette nouvelle année, je vous souhaite d'être
comme des chevaux sauvages dans les collines.

 * Ch. Bukowski of course.
** photo L.D