16/06/2026

En vrac (29) guerre aviaire, bas-reliefs & légèreté


Depuis un bon moment j'ai peu à dire; est-ce pour autant qu'il faut fermer boutique? Ou ne devrais-je pas plutôt définir le pourquoi d'une si mince inspiration, de cette aridité mentale qu'une colonie de moineaux "friquet", nouveaux venus sur notre lieu de vie, comble de ses piaillements incessants? Une guéguerre avec les rouge-queues l'agrémente par ailleurs, rouge-queues qui sont en nombre nettement inférieur – et qui étaient déjà là avant – un peu comme si la gente ailée souhaitait, par son théâtre aérien, nous démontrer l'ignominie de nos propres agissements lorsqu'il est question de territoires, d'Histoire et d'infériorité ethnique.

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Bon, ça revient doucement... Une sorte d'ange ou démon me souffle illico un autre thème (me prendrait-il pour l'animateur d'Apostrophe?)

Le propos du poète engagé n'est pas semble t-il de pleurer sur la mortalité incontestée de l'être humain (et donc la sienne, surtout la sienne) mais d'interroger ses contemporains sur le chemin qu'ils empruntent jusqu'à toucher à leur finitude.
La question du bien et du mal depuis Hiroshima étant nettement dépassée, il pourra orienter la force de ses écrits vers le choix entre profits à court terme et compassion à long terme. En d'autres termes, pognon quéquette ou "droits de la terre." Vous suivez?
A présent, l'ange me parle de puritanisme – et je vois bien qu'il est nu sous sa jupe...


Il fut un temps où la feuille de vigne devint insuffisante à combler la pudeur du bien pensant; on utilisa alors la hache et ce fut comme si Dieu lui-même reniait son œuvre. Heureusement pour la boule lyonnaise, ici on épargna la poitrine d'Eve.

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Nous sommes envahis par les papillons. Il en arrive chaque année de nouvelles espèces. Désespérés, nous avons fait appel à l'IA. Voici sa réponse: "Achetez un filet à papillons ou une bombe insecticide." Pas au point leur truc. Alors autant se réjouir du spectacle offert.
* photo L.D

11/06/2026

Humour en Sol



 
SOL (alias Marc Favreau) clown clochard québécois de la fin du XXème siècle (houlala, déjà?)
A écouter peut-être, un texte de Sol dit par Jehan: (Le crépuscule des vieux) * Autant vous dire qu'à la rédaction, on adore.

08/06/2026

On peut sourire

 



Pour qui ne connaitrait pas le bonhomme, Arno Rafael Minkkinen, finlandais, travaille quasi exclusivement avec son corps pour modèle et le plus souvent nu dans la nature.

* Parfois on peut fumer, mais là on peut sourire (un peu noir quand même)

02/06/2026

Trois haïku et puis s'en vont...

Timide incursion dans le monde merveilleux des "trois lignes" + une aquarelle d'Edith Schloss (1919-2011) 


Elle traverse la rue
au bras de son nouvel amant
la grande girafe en peluche



Roi de rien
et de nulle part
un trône de feuilles mortes



La journée passe
les changements se succèdent
comme des aquarelles




25/05/2026

Gymnastique asine



Image rare: un âne se grattant l'oreille, tout en souplesse.
Notre chat boude la comparaison...

20/05/2026

En vrac (28) dorsaux, nihilisme et cascades


C'est le temps de la fenaison pour nous. En avance de quinze jours, mais on coupe avant que les tiges de graminées ne grossissent et deviennent dures. Le temps donc de battre la faux, de régler le manche au poil, et c'est le bonheur de travailler dans la campagne silencieuse. Bien sûr il n'est pas question ici de faucher trente hectares, mais ça maintient tout de même en forme car le job fait travailler un grand nombre de muscles. Et puis on a le temps de voir les bestioles en évitant de les couper en deux... Bon, 65 centimètres c'est un peu court, il va falloir investir un jour dans une lame de compétition.

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Femme Forêt, un vrai bon roman québécois qui associe la nature sauvage et les difficultés de l'existence... (Marchand de feuilles, 2021) Et puis Le garçon incassable de Florence Seyvos (éd. de L'olivier, 2013) qui narre la vie intime de Buster Keaton. On en ressort empli de compassion et peut-être aussi un peu plus amoureux des clowns. Deux exemplaires extirpés des boîtes à livres de ma région. L'économie du don, j'adore.

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Question poésie, je viens enfin de comprendre (en l'étudiant pour écrire) l'opposition entre Jean-Paul Sartre et Francis Ponge. Le premier, auteur d'une œuvre anthropocentrée, le second, bien déterminé à déporter le regard en dehors d'un humain trop voyant. Sur la balance de la notoriété, Sartre qui jurait par l'inutilité flagrante de la nature, l'a emporté haut la main face à un poète qui s'attelait à traduire la vie des cageots de marché, des papillons, des galets sur la plage...
Aller Jean-Paul, encore un petit effort et ces saloperies végétales et animales iront bientôt disparaissant.

Joël Bastard

À part ça je n'écoute plus la radio, elle tue décidément beaucoup trop de gens. Et à part ça aussi, c'est un réel plaisir que de découvrir de nouveaux insectes au jardin.

15/05/2026

La fête au petit prince


Entré par erreur dans une grande librairie dont je tairai le prénom Joseph, je suis tombé en hébétude devant une copieuse déclinaison du petit prince, offerte au chaland dans tous les formats, toutes les matières et à un prix frisant parfois le mauvais goût. La séquence collage (non, elle n'est pas éteinte) souhaite donc aujourd'hui s'associer à cette intrusion partisane mais non moins mercantile dans l'éthique bienveillante de saint-Exupéry.


Perrine Hernandez

Maya Mitten

* Désolé pour le lion, mais je n'avais pas de fennec sous la main.

09/05/2026

Photogénie

 


Les plantes sont-elles ☐ moins ☐ plus ou moins ☐ tout autant photogéniques que les êtres humains?
En tout cas, elles font moins de dégâts (oui je sais, ça n'a rien à voir, mais ça calme un peu.)