08/06/2026

On peut sourire

 



Pour qui ne connaitrait pas le bonhomme, Arno Rafael Minkkinen, finlandais, travaille quasi exclusivement avec son corps pour modèle et le plus souvent nu dans la nature.

* Parfois on peut fumer, mais là on peut sourire (un peu noir quand même)

02/06/2026

Trois haïku et puis s'en vont...

Timide incursion dans le monde merveilleux des "trois lignes" + une aquarelle d'Edith Schloss (1919-2011) 


Elle traverse la rue
au bras de son nouvel amant
la grande girafe en peluche



Roi de rien
et de nulle part
un trône de feuilles mortes



La journée passe
les changements se succèdent
comme des aquarelles




25/05/2026

Gymnastique asine



Image rare: un âne se grattant l'oreille, tout en souplesse.
Notre chat boude la comparaison...

20/05/2026

En vrac (28) dorsaux, nihilisme et cascades


C'est le temps de la fenaison pour nous. En avance de quinze jours, mais on coupe avant que les tiges de graminées ne grossissent et deviennent dures. Le temps donc de battre la faux, de régler le manche au poil, et c'est le bonheur de travailler dans la campagne silencieuse. Bien sûr il n'est pas question ici de faucher trente hectares, mais ça maintient tout de même en forme car le job fait travailler un grand nombre de muscles. Et puis on a le temps de voir les bestioles en évitant de les couper en deux... Bon, 65 centimètres c'est un peu court, il va falloir investir un jour dans une lame de compétition.

*



Femme Forêt, un vrai bon roman québécois qui associe la nature sauvage et les difficultés de l'existence... (Marchand de feuilles, 2021) Et puis Le garçon incassable de Florence Seyvos (éd. de L'olivier, 2013) qui narre la vie intime de Buster Keaton. On en ressort empli de compassion et peut-être aussi un peu plus amoureux des clowns. Deux exemplaires extirpés des boîtes à livres de ma région. L'économie du don, j'adore.

*

Question poésie, je viens enfin de comprendre (en l'étudiant pour écrire) l'opposition entre Jean-Paul Sartre et Francis Ponge. Le premier, auteur d'une œuvre anthropocentrée, le second, bien déterminé à déporter le regard en dehors d'un humain trop voyant. Sur la balance de la notoriété, Sartre qui jurait par l'inutilité flagrante de la nature, l'a emporté haut la main face à un poète qui s'attelait à traduire la vie des cageots de marché, des papillons, des galets sur la plage...
Aller Jean-Paul, encore un petit effort et ces saloperies végétales et animales iront bientôt disparaissant.

Joël Bastard

À part ça je n'écoute plus la radio, elle tue décidément beaucoup trop de gens. Et à part ça aussi, c'est un réel plaisir que de découvrir de nouveaux insectes au jardin.

15/05/2026

La fête au petit prince


Entré par erreur dans une grande librairie dont je tairai le prénom Joseph, je suis tombé en hébétude devant une copieuse déclinaison du petit prince, offerte au chaland dans tous les formats, toutes les matières et à un prix frisant parfois le mauvais goût. La séquence collage (non, elle n'est pas éteinte) souhaite donc aujourd'hui s'associer à cette intrusion partisane mais non moins mercantile dans l'éthique bienveillante de saint-Exupéry.


Perrine Hernandez

Maya Mitten

* Désolé pour le lion, mais je n'avais pas de fennec sous la main.

09/05/2026

Photogénie

 


Les plantes sont-elles ☐ moins ☐ plus ou moins ☐ tout autant photogéniques que les êtres humains?
En tout cas, elles font moins de dégâts (oui je sais, ça n'a rien à voir, mais ça calme un peu.)

24/04/2026

A faire peur

 
Encre sur frottis au crayon

Voici le deuxième dessin qui traînait sur ma table de travail (cf. en vrac 27) et qui a rejoint la pochette des oubliés (car depuis il y a eu le nettoyage de printemps.) Sachant qu'ici la plume a couru toute seule, on ne doutera pas qu'il (le dessin) pourrait faire le bonheur d'un(e) psychanalyste!

19/04/2026

Crayons

 

« ... Roseaux?
– Abstraction figurative.
– Ça existe, ça...?
– À peine. »