C'est le temps de la fenaison pour nous. En avance de quinze jours, mais on coupe avant que les tiges de graminées ne grossissent et deviennent dures. Le temps donc de battre la faux, de régler le manche au poil, et c'est le bonheur de travailler dans la campagne silencieuse. Bien sûr il n'est pas question ici de faucher trente hectares, mais ça maintient tout de même en forme car le job fait travailler un grand nombre de muscles. Et puis on a le temps de voir les bestioles en évitant de les couper en deux... Bon, 65 centimètres c'est un peu court, il va falloir investir un jour dans une lame de compétition.
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Femme Forêt, un vrai bon roman québécois qui associe la nature sauvage et les difficultés de l'existence... (Marchand de feuilles, 2021) Et puis Le garçon incassable de Florence Seyvos (éd. de L'olivier, 2013) qui narre la vie intime de Buster Keaton. On en ressort empli de compassion et peut-être aussi un peu plus amoureux des clowns. Deux exemplaires extirpés des boîtes à livres de ma région. L'économie du don, j'adore.
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Question poésie, je viens enfin de comprendre (en l'étudiant pour écrire) l'opposition entre Jean-Paul Sartre et Francis Ponge. Le premier, auteur d'une œuvre anthropocentrée, le second, bien déterminé à déporter le regard en dehors d'un humain trop voyant. Sur la balance de la notoriété, Sartre qui jurait par l'inutilité flagrante de la nature, l'a emporté haut la main face à un poète qui s'attelait à traduire la vie des cageots de marché, des papillons, des galets sur la plage...
Aller Jean-Paul, encore un petit effort et ces saloperies végétales et animales iront bientôt disparaissant.
À part ça je n'écoute plus la radio, elle tue décidément beaucoup trop de gens. Et à part ça aussi, c'est un réel plaisir que de découvrir de nouveaux insectes au jardin.

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