mardi 21 janvier 2025

En vrac (9) influence et légèreté


Aux arbres, citoyens / formez vos plants, vos scions / plantons / plantons / qu'un chant d'air pur / abreuve nos saisons!
Avouez que c'est tout de même plus sympa, non? Et plus engageant. Mais revenons à la poésie.

Donne ta main j'ai ton avenir, donne... Je l'avais gentiment repoussée d'un sourire, avant que dans mon dos elle n'accoste une autre fortune. Qu'aurait-elle vu dans ma paume ouverte que je ne savais déjà? Qu'aurait-elle, de sa belle divination, saisi d'un avenir que j'avais débarrassé (enfin) de toute attente inutile? Mais je reconnais qu'elle avait de l'allure dans son costume d'espoir, pas plus gitane sans doute que moi astrophysicien.
Donne ta main j'ai ton avenir, donne... Payer pour un joli mensonge, sans être dupe, c'est un peu comme aller à la fête foraine à la recherche une overdose de lumière. Je la revois sur son trottoir, reine basanée de la bonne aventureTout compte fait, j'aurais peut-être dû lui tendre une main. L'avenir se mérite.

*

Beat génération: prononcé en anglais, ça sonne classe...


Quelle jeunesse! Que d'espoir en une vie lumineuse dans cette photo à deux sous!
(Allen Ginsberg et Howard Greenberg)

        Ne possédant rien
        comme mon cœur est léger
        comme l'air est frais
                                      ISSA

*

Après avoir percuté la vitre de la porte-fenêtre, le rouge-gorge restait là, sonné sur le paillasson, son petit œil rond fort heureusement bien ouvert. Elle l'a pris délicatement dans ses mains pour le mettre l'abri – du chat entre autre. Ça ne pèse pas lourd un passereau, ça semble fragile et pourtant ça fait des prouesses, comme voler, construire un nid avec son bec, atteindre l'autonomie alimentaire (si vous fait toutes ces choses, alors écrivez-moi.)
À part ça, nous avons encore planté quelques arbres cet hiver.

vendredi 10 janvier 2025

En vrac (8) errance et culture pop


Chaussures, bonnet ou casquette c'est selon. Vagabondage d'âge en nage. Mes pas – ou ma tête! – me conduisent le plus souvent vers ces lisières qui séparent le champ du bois, la terre de l'eau, la folie des hommes de la quiétude des milieux naturels. Et seul bien sûr, on ne divague bien qu'avec soi-même, méditant mais en alerte au moindre fait marquant. On peut rester à la lisière, il y a tant à voir, ou bien la traverser.
Sans doute sommes-nous nombreux à éprouver le besoin d'aller là. Ces limites sont rarement franches, et donc d'une grande richesse. Hantées par un sentiment de féralité. Surtout dans le domaine des friches industrielles, des rails abandonnés, des zones non aménagées où des gens courent le dimanche avec leur chien, où des poètes rêvent d'être lu en suçant leur quignon, où des SDF ont passé la nuit à compter les étoiles. Et puis à force, on arrive même à en trouver en pleine ville, de ces lisières. Comme quoi, tout n'est pas pourri au royaume du Danemark.

*
 
Dernier né d'une série peu fréquentable. J'avoue avoir hésité...



Picabia et Picasso sont sur un bateau. Picabia tombe à l'eau. Le maître nageur s'appelle Michel Ange...

Elle – Dis-moi, Coco, c'est osé ton truc. Limite atteinte aux bonnes mœurs.
Moi – Penses-tu, qui connaît Picabia de nos jours...?

*

Sur mon petit bureau (70x105, pour les intimes) traîne une ancienne carte postale musicale, offerte à l'occasion d'un anniversaire. Il s'agit d'un petit âne qui couine quand on lui appuie sur le flanc. Au dos, une belle écriture manuscrite: Topaze à deux ans. J'en déduis donc qu'à l'époque on pouvait vous fabriquer ça avec une photo personnelle... Que de belles choses avons-nous perdues!

jeudi 2 janvier 2025

Vanitas

 
Steven Quinn


Kensuke Koike


Notre corps ne serait paraît-il qu'un biotope ambulant, habitat d'une myriade de micro-organismes nommée "microbiote." Si c'est le cas, vous aller devoir payer votre voyage les minus: hors de question que je vous transporte à l'œil.

mercredi 1 janvier 2025

La belle vie (vœux 2025)

 
Saul Leiter

Je vous souhaite une année pleine de culture subventionnée, de la biodiversité à foison, l'avènement de l'intelligence des peuples, l'eau potable partout dans le monde et l'air pur à Mexi-iiiiico.
De la poésie enfin, à chaque coin de rue chaque jour de la semaine!