Les infernaux vident leurs poubelles dans la Voix lactée. Ils prétendent réparer la vie avec les outils qui l'ont détruite.
Ils courent pour fuir la tempête que leur course engendre.
Le nageur nage encore mais la plage est morte.
Réveillez-les, ils vous tueront.
Le diable a ses miroirs de poche où il s'admire, sentant monter en lui peu à peu l'ennui de n'avoir presque plus d'ennemis.
La terre se nourrit d'eau fraîche et de poèmes. Depuis des siècles nous ne lui donnons que des chiffres. La faim commence à l'éveiller. Sous la politesse du gazon, les puissances de la lave bouillonnent.
La tempête parfaite s'annonce, celle des morts roulés avec les vivants, des rivières de goudron et des sages à culs de singe.
pioché dans Christian Bobin, Le muguet rouge
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire