samedi 7 mai 2016

Regain


Le mythe Orphée et Euridyce symbolisés par deux photographies (normalement mises côte à côte). L'avant et l'après sont bien présents, du seul fait que cette histoire fait partie du patrimoine et qu'elle est archi connue.



Euridyce (diptyque) - L.D

Ce qui m'intéresse de souligner aujourd'hui, c'est l'après. Sachant bien qu'un mythe se doit de mettre à mal le cœur des hommes, je suis malgré tout tenté de le raturer pour imaginer une fin différente, une possibilité de renouveau. De retour des Enfers et plutôt que de se laisser étriper par les Ménades, Orphée ne pourrait-il, après moult négociations avec lui-même, réussir à refaire sa vie comme on dit?... Je pense à Paul Éluard, dont les deux recueils Le temps déborde et Phénix pourraient, s'ils étaient cités en parallèle, appuyer mon scénario. 

Tu es venue le vœu de vivre avait un corps
Il creusait la nuit lourde il caressait les ombres
pour dissoudre leur boue et fondre leurs glaçons
Comme un œil qui voit clair

Et plus loin:

Rien n'est plus clair que l'amour
Gisant dans son illusion
Debout dans sa vérité.

* Voir aussi Clair de femme de Romain Gary
** Un autre jour on réécrira la fin d'Œdipe

2 commentaires:

  1. Bien sûr, mais si Orphée refait sa vie comme ce bon bourgeois de Paul Eluard (nul reproche ici, j'adore les bourgeois, surtout poètes), exit le mythe !
    D'ailleurs, entre les 2 recueils, celui de la perte, "Le temps déborde", me paraît plus fort.

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    Réponses
    1. Le malheur est toujours plus littéraire que le bonheur (sourire)

      Transition: j'ai revu il y a peu le "testament d'Orphée" de Cocteau et j'y ai pris bien du plaisir.

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