mardi 12 avril 2016

Le sac


photo L.D

Observant une coccinelle posée sur mon genou, je me suis dit, lorsqu'elle s'est envolée, que la bestiole était fort bien faite, avec ses ailes lui servant de carrosserie – ou, si l'on veut, le contraire.

Mais laissons là les coccinelles. Avec cette ombre je me façonne une image d'Épinal: celle du poète japonais ne possédant jamais qu'un sac pour traverser la vie.
Elle entre aussi en résonance avec le personnage de Rimbaud, le marcheur Rimbaud, et c'est tout autant subjectif. Quant aux bouteilles, c'était sans doute un vin de vigueur...

En accompagnement, un haïku de Issa:

Mon ombre aussi
est au meilleur de sa forme
matin de printemps

4 commentaires:

  1. Très bon billet, cela ne fait pas l'ombre d'un doute, fourmillant de références qui sont autant de révérences...

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  2. Cette bouteille a quand même un parfum de kalach'.

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    1. Cela dépasse mes intentions.
      (Kalachakra à la rigueur...)

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