jeudi 28 avril 2016

La première fois


J'en vois qui se pourlèchent à l'idée de cette première fois, mais le billet n'aura pas pour sujet ma toute jeune sexualité. Je veux parler d'un temps où je prenais conscience de mon ombre, un peu comme le jeune chiot découvre qu'il a une queue (aïe, comme je suis maladroit). C'était il y a vingt ans, dans une fouille archéologique en Espagne.

photo L.D

Me voilà donc au fond d'un trou, corps découvert par les pinceaux minutieux du soleil... L'ombre n'a certes pas vieilli, elle me salue depuis toutes ces années, ma main comme un oiseau venu chanter à mon oreille ( bon, je vous le concède, c'était peut-être une femelle).

Il faudra un jour que je réfléchisse à cette obsession pour les ombres. En attendant, je me sais passablement photogénique et cette affaire m'arrange bien. En attendant aussi, quelques projets dont une ombre nue (du jamais vu!)

4 commentaires:

  1. Déjà, Laurent perçait sous Deheppe !...

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  2. Retrouvée cette citation de Hyam Yared, sœur de l'ombre :
    « Quand je me suis présentée au casting, j’ai pris la peine d’emmener mon ombre. Ils m’ont dit à l’entrée du théâtre que je n’en avais pas besoin. Ils m’ont sommée de la laisser au vestiaire.
    [...]
    Leur ai fait part de ma crainte d'une erreur. Qu’à la sortie du théâtre, l’ouvreuse, trop occupée à surveiller, ne m’assigne l’ombre d’un autre. L’idée de me retrouver avec l’ombre d’une chaise, par exemple, m’atterrait. Sur les planches ça passait encore, mais dans la rue, avec une chaise ? Pour faire le trottoir. Ça n'amène pas de client une chaise. Ce n'est pas pratique. Ils me rirent au nez.»*



    * Hyam Yared, L'Armoire des ombres, éd. Sabine Wespieser, 2006

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    1. C'est Fredien en diable, j'adore! (encore un livre sur la liste...)

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