mardi 1 mars 2016

Le lierre


Ce monde est sale de bêtise, d'injustice et de violence; à mon avis, le poète ne doit pas répondre par une salve de rêve ou un enchantement de langue; il n'y a pas à oublier, fuir ou se divertir. Il faut être avec ceux qui se taisent ou qui sont réduits au silence. J'écris donc à partir de ce qui reste vivant dans la défaite et le futur comme fermé. S'il n'est pas facile d'écrire sans illusion, il serait encore moins simple de cesser er de supporter en silence. Donc... j'aime à penser la poésie comme un lichen ou un lierre, avec le mince espoir que le lierre aura raison du mur.
Antoine Emaz


photo L.D

4 commentaires:

  1. "Je meurs où je m'attache.", dit le lierre sans rire.

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    1. Ceci étant, j'aime bien quand il nous fait marrer... ou au moins sourire.

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  2. Oui c'est exactement ça : la poésie comme un lierre qui pourrait avoir raison de nos murs.

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