vendredi 5 février 2016

Des nouvelles de l'ombre


À l'heure où j'écris, des tas de gens travaillent sur l'intelligence artificielle, autrement appelée programmes apprenants. S'y opposent des tas d'hommes de bon sens, scientifiques pour la plupart, qui mettent l'humanité en garde contre un nouveau danger (déjà que) généré par elle-même. Menace d'auto-détermination des programmes qui selon une prospective réaliste ne mettra qu'une quinzaine d'années pour devenir effective.

Autoportrait géopoétique

À l'heure où j'écris, j'aspire à revoir l'été. À marcher libre à travers champs, disant bonjour à ce monsieur Courbet s'en allant peindre sur le motif. À sourire à la beauté d'une rivière, m'y installant pour lire du Jaccottet ou les errances de K. White. Des choses simples en somme, naturelles et de peu de valeur marchande.
À l'heure où j'écris, j'aimerais écrire de la poésie mais rien ne vient, parce que je suis désespéré et que les mots n'aiment pas le désespoir. Dans ce monde absurde, entravé par la bêtise, ils doivent prendre le maquis. Mais c'est un fait, tous les poètes y sont déjà et c'est pour s'y cailler les miches.

4 commentaires:

  1. Merci de penser à nos miches !...

    Ta collection d'ombres s'enrichit encore...

    "Les plus désespérés sont les chants les plus beaux." (Alfred)

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  2. " géopoétique " c'est excellent! c'est l'une des portes du bonheur. être présent à l'instant..photodilettante

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