mercredi 21 octobre 2015

Cité Véron


En séjour à Paris cet été pour un bain de culture, nous sommes allés traîner nos guêtres à la Cité Véron. Ceux qui connaissent bien leur Prévert et Boris Vian sauront de quoi je parle. Si l'impasse des "3 satrapes" n'abrite plus aujourd'hui qu'un théâtre de poche et si, au 6 bis, ni la maison ni la terrasse ne se visitent, il n'en demeure pas moins qu'on peut éprouver en foulant ces pavés quasi déserts un petit plaisir non feint. Les deux ci-dessus nommés ont vécu là et s'y sont donné une amitié forte comme on aimerait en vivre entre voisins.
Que dire de plus de cette visite un tantinet fétichiste? Que nous y avons croisé un chat noir qui nous a malgré tout porté bonheur. Et que j'ai souhaité relire du Prévert dans Paris; en l'occurrence Grand bal du printemps, acheté d'occase chez Gibert à Saint-Michel et dégusté au calme dans les jardins de la capitale.

        Au coin d'la rue du Jour
        et d'la rue Paradis
        j'ai vu passer un homme
        y'a que moi qui l'ai vu
        j'ai vu passer un homme
        tout nu en plein midi
        y'a que moi qui l'ai vu
        pourtant c'est moi l'plus p'tit
        les grands y savent pas voir
        surtout quand c'est marrant surtout quand c'est joli


2 commentaires:

  1. C'est un "pèlerinage" qui me plairait bien aussi, j'en suis sûr...

    En Normandie, dans le haut du Cotentin, nous avons la chance de pouvoir visiter la dernière maison de Prévert, très précisément à Omonville-la-Petite.

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    1. Tu vises le Moulin rouge, c'est à 50 mètres à gauche.
      (Et pour manger pas cher dans une ambiance très sympa: "Chez ma cousine" dans une ruelle à Montmartre)

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