mercredi 13 mai 2015

Reflexions


La poésie a plus que jamais contre elle la résignation, le consentement au pire, le goût du malheur, la routine, la paresse mentale, la foi dans les statistiques, la sécheresse de cœur, l'immobilisme qui voyage assis, les opinions moyennes, l'idée de fatalité, la tolérance prêchée par les héritiers du grand inquisiteur, l'exhibitionnisme intellectuel, le bruit, le mythe du chef, le confort, entre cent autres idées reçues, cent autres réflexes conditionnés, cent autres puissances obscures ou déclarées qui tendent à interdire à l'individu de se chercher hors des normes imposées par la société ou par l'espèce, et s'efforcent, à cette fin, de le priver purement et simplement de toute imagination [...]

Jean-Louis Bédouin, 1964, extrait de la préface à La poésie surréaliste aux éd. Seghers

Prévert par ...

Il m'a semblé que ces mots, écrits il y a 50 ans, étaient d'une actualité confondante... Quant à la photo, je l'avais trop longtemps gardée en réserve: «N'attendons plus une bonne occasion, m'a-t-elle dit, mets-moi là qu'on en sourisse.»

Note rajoutée le 14/05: Le site de Décharge annonce la fermeture de la maison de la poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines.

8 commentaires:

  1. Eh ben, elle a du boulot sur la planche, la poésie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et c'est du cent contre un, foi de bookmaker !

      Supprimer
  2. Quelle bonne idée que cette photo !...

    RépondreSupprimer
  3. Déjà, il y a 50 ans, c'était mieux avant (le pré était plus vert).

    RépondreSupprimer
  4. ...et un slogan qui ne vieillit pas non plus : "Continuons le combat !"

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il nous faudra sans doute un jour prendre le maquis ...

      Supprimer