jeudi 20 novembre 2014

Jouer avec son ombre (Golden Gate Solo)


Photo L.D


Il fut un temps où l'ombre se mettait en scène; elle en avait besoin pour se faire connaître. A présent qu'elle a mûri, elle se fait simplement témoin du soleil et des saisons qui changent, témoin des couleurs que chacun perçoit différemment, parait-il, dans une infinité de tons. Elle écoute chanter les mésanges et les observe sauter de branche en branche, insouciantes et heureuses malgré l'hiver qui approche. Elle laisse la philosophie aux philosophes, le cinéma aux cinéastes, le crime au code pénal et le monde à son incompréhensible bourbier. C'est sa manière à elle d'exister, d'écrire quelque chose de simple. Oui, voilà ce qu'elle écrit, une histoire simple.

* On en profitera pour aller sur le blog Biloba...

2 commentaires:

  1. il faut dire qu'avec la pollution luminique il y en a qui ne savent même pas qu'ils ont une ombre.

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