mercredi 19 mars 2014

Tas de mots, tas de pierres



Autoportrait en murailleur

Construire un mur en pierres ou un poème, c'est un peu la même chose. On utilise des éléments (pierres/mots) de texture identique mais tous de forme différente, on les assemble, avec l'intelligence dont on dispose et qu'il aura fallu développer sur le tas, pour créer quelque chose qui doit tenir debout, quelque chose qui relève d'une forme et d'une fonction précise et qui gardera à jamais trace de la main de qui l'a bâti/écrit.

Des murs j'en ai construit, et des poèmes aussi (l'occasion tant attendue! hum! de révéler une formation initiale en maçonnerie). De là une tendresse particulière pour les poètes maçons, peu nombreux il est vrai (Thierry Metz, Yves Bichet, Piccamiglio?...) et dans mon jardin secret tenus juste à côté de Georges Braque qui fut peintre en bâtiment. Quand la main s'est frottée à la matière, elle en garde une concrétude (si ce mot existe) qui lorsqu'elle écrit semble la tenir à distance de la théorie. 

8 commentaires:

  1. Le poème a aussi ce pouvoir de faire tomber les murs...

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    1. Je crois que les murs qu'on aimerait voir tomber sont toujours en béton...

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  2. un mot de Guillevic : si tu vois un jour une pierre te sourire iras tu le dire ? (de mémoire). @ +

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    1. On peut toujours sourire aux pierres en allant faire un tour ici:
      http://www.lespierresquimarchent.net/

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  3. "Tenir debout", tout un programme...
    Cela dit, tu l'auras, ton C.A.P....

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    1. (Mais qu'allait-il donc faire dans cette galère?!...)

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  4. Ici tu trouveras le très beau poème de JP Siméon : Pierres à bâtir : http://www.babelio.com/livres/Simeon-Sans-frontieres-fixes/364290

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    1. Merci.
      Au fait, connais-tu "Ici" du même Siméon, recueil pour les enfants? Il est superbe.

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