samedi 4 février 2012

Notes de lectures (photographie)


Le monde est bien bon, vraiment, de déranger ses quatre saisons pour moi, qui après tout, ne fais qu'entrer et sortir, le temps de trébucher sur les marches et de caresser quelques boules d'escaliers.
(Albert Valentin)

Chacun va vers l'image qu'il porte déjà en lui-même. (Edouard Boubat)

La photographie n'a point pour but de garnir les murs, elle a pour mobile de dénuder l'œil.
Depuis que Corot a peint ses paysages, l'œil découvre beaucoup plus de paysages de Corot dans la nature, et quand il n'y en a pas, il en fait. Corot, lui aussi, a participé au développement de l'œil.
(Christian Dotremont, les développements de l'œil)

La beauté n'est pas l'objet de la création, elle en est la récompense.  (Brassaï)

Il est impossible de faire des photos qui ne soient pas des projections. On est présent dans chacune d'elles; chaque photo donne une définition de la relation entre soi-même et le monde [...]
(Wim Wenders)

Inventer: faire sortir du néant, mais aussi découvrir ce qui est déjà là.  (M. Tournier)

La photographie a multiplié l'image par milliers de milliards, et pour la plupart des hommes le monde n'est désormais plus évoqué mais présenté.  (Gisèle Freund)

Les jardins ressemblent énormément à des photos de paysage, parce qu'ils sont des sanctuaires: ils ne protègent pas de la vérité, ils sont cette vérité même. Paradis est le mot persan qui signifie enclos muré. Voilà un excellent équivalent de ce que voit un photographe dans son viseur avant de déclencher.  (Robert Adams)

Nous n'avons guère conscience de la surprise qu'éprouveraient nos grands-pères à la vue des couleurs de notre environnement. Au dix-neuvième siècle, le monde était gris: les murs, les journaux, les livres, les chemises, les outils — tout cela oscillait entre noir et blanc pour finalement confluer en un gris semblable à celui des textes imprimés. (Vilèm Flusser, pour une philosophie de la photographie)

photo L.D

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